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English
If everything ends in nothing, the way things vanish might even seem beautiful. The world — its concepts always shifting, and with them what we take to be real — seems worth looking into: how things come to be discussed, refuted, settled, and fought over. Perhaps that, more than anything, is something we share.
REGNIS takes its name from the Latin ablative of Regnum, and not idly: the ablative is the grammar of origin and separation — of the cause a thing proceeds from, rather than the hand that performs it.
It may be worth noting that everything is, in a sense, nothing — precisely because nothing is everything. The two might be the epistemic barrier, and so also the origin, of us. Kept in mind, the thought seems to make both self-deification and bottomless nihilism a little harder to fall into. Everything and nothing aren't quite adjectives; they behave more like verbs and nouns.
That may be where de-mystification earns its keep, since myths are perhaps the most thoroughly engineered realities we have. Some of this is written in English, some of the essays in French — the two being close yet far, and the gap between them worth delving into. In the files you'll find a few pieces written from a more quantitative angle.
Français
Si tout finit par n'être rien, peut-être y a-t-il quelque beauté dans la manière dont les choses s'effacent. Le monde — ses concepts sans cesse mouvants, et avec eux ce que nous tenons pour réel — semble mériter qu'on s'y attarde : la façon dont les choses se discutent, se réfutent, se fixent et se disputent. C'est peut-être, plus que tout, ce que nous avons en commun.
REGNIS tient son nom de l'ablatif latin de Regnum, et ce n'est pas par hasard : l'ablatif est la grammaire de l'origine et de la séparation — de la cause dont une chose procède, plutôt que de la main qui l'accomplit.
Il n'est peut-être pas inutile de remarquer que tout est, au fond, rien — précisément parce que le rien est le tout. Les deux sont peut-être la barrière épistémique, et donc aussi l'origine, de nous-mêmes. Gardée à l'esprit, cette pensée semble rendre un peu plus difficile de sombrer dans la divinisation de soi comme dans le nihilisme abyssal. Tout et rien ne sont pas vraiment des adjectifs ; ils se comportent plutôt comme des verbes et des noms.
C'est peut-être là que la dé-mystification trouve son utilité, les mythes étant sans doute les réalités les plus minutieusement façonnées que nous ayons. Certains textes sont écrits en anglais, d'autres en français — les deux étant proches et pourtant lointains, et l'écart entre eux mérite peut-être qu'on s'y penche. Dans les fichiers, on trouvera quelques articles écrits dans une perspective plus quantitative.